Logiciel de mesure de toiture gratuit au Canada : mesurer par satellite
Un logiciel gratuit de mesure de toiture au Canada doit lire l’imagerie satellite et parler en m². Ce qu’il donne, ce qu’il ne donne pas, et un exemple chiffré à Montréal.
Oui, on peut mesurer une toiture au Canada sans payer de rapport : un logiciel de mesure gratuit qui lit l’imagerie satellite vous donne la surface en m², les longueurs en mètres et les pans, à condition de lui fournir la bonne pente et de connaître ses limites. Ce guide s’adresse aux couvreurs francophones qui travaillent en métrique, que ce soit pour un permis à Montréal, un appel d’offres public à Gatineau ou un cahier des charges à Moncton ou à Sudbury.
Ce qu’un logiciel gratuit doit faire pour un couvreur canadien
Avant d’y tracer votre première toiture, vérifiez cinq points :
- Les adresses canadiennes. La recherche doit trouver une adresse du Québec, de l’Ontario ou des provinces de l’Atlantique avec son code postal, pas seulement une rue américaine.
- L’imagerie satellite, et votre propre photo. Quand l’image satellite est floue ou ancienne, vous devez pouvoir tracer sur votre propre photo de drone ou de téléphone.
- Le métrique de bout en bout. Surfaces en m², longueurs en mètres, et le même système dans le rapport exporté.
- La pente sous la forme que vous utilisez. x/12, degrés ou pourcentage : le chiffre doit entrer dans le calcul de la surface réelle, pas rester une note.
- Un rapport que vous pouvez remettre. Un PDF avec les surfaces, les longueurs par type d’arête et le schéma de la toiture.
Ce que l’imagerie satellite donne au Canada, et ce qu’elle cache
Une image satellite regarde la toiture d’en haut. Ce que vous tracez dessus, c’est la surface en plan : la projection horizontale des pans. Pour obtenir la surface réelle à couvrir, il faut la multiplier par le facteur de pente, et la pente ne se lit pas sur une vue verticale. Elle vient d’un plan, d’une photo prise de la rue, d’une visite ou d’un outil comme le localisateur de pente gratuit.
L’image ne montre pas non plus le mur sous l’avant-toit. Vous voyez le bord de la toiture, pas la face extérieure du mur, ce qui compte pour la protection d’avant-toit et pour les solins. Notre article sur la mesure des avant-toits à partir d’images aériennes (en anglais) détaille la méthode.
Enfin, l’hiver canadien laisse des traces : une image prise sous la neige efface les noues et les arêtiers, et une ombre longue d’après-midi de décembre peut avaler un pan entier. Un agrandissement récent peut aussi manquer sur l’image. Dans ces cas, une photo de drone ou une visite rapide règle la question.
Exemple chiffré : un bungalow à pignons à Montréal, au Québec
Prenons un bungalow de Rosemont, toiture à deux versants, tracé sur l’imagerie satellite. Le rectangle des deux pans, débords compris, mesure 14,2 m le long du faîtage et 10,0 m d’un avant-toit à l’autre. La pente, relevée depuis la rue, est de 6/12, soit 26,6°.
| Étape | Calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Surface en plan | 14,2 m × 10,0 m | 142,0 m² |
| Surface réelle (6/12, facteur 1,118) | 142,0 × 1,118 | 158,8 m² |
| Avec 10 % de pertes (exemple) | 158,8 × 1,10 | 174,7 m² |
| Paquets de bardeaux à 3,1 m² | 174,7 ÷ 3,1 = 56,4 | 57 paquets |
Les 3,1 m² par paquet viennent des fiches techniques canadiennes d’IKO pour les bardeaux d’asphalte laminés (Dynasty, Cambridge, Royal Estate, Nordic) ; vérifiez toujours l’emballage ou la fiche du produit que vous posez. Le taux de pertes de 10 % est un exemple : une toiture à pignons simple demande moins qu’une toiture avec plusieurs noues et lucarnes.
Les longueurs suivent la même logique. Les avant-toits et le faîtage sont horizontaux, donc leur longueur en plan égale leur longueur réelle : 2 × 14,2 m = 28,4 m d’avant-toit, 14,2 m de faîtage. Les bords de pignon, eux, suivent la pente : chaque demi-portée de 5,0 m devient 5,0 × 1,118 = 5,59 m, et les quatre bords de pignon font 22,4 m. Si vous posez du larmier aux avant-toits et aux bords de pignon, il vous faut 50,8 m, avant les chevauchements.
Si votre fournisseur raisonne en carrés, 158,8 m² ÷ 9,290 = 17,1 carrés. Le formulaire de permis de toiture de la Ville de Montréal demande la superficie de la toiture en m² ou en pi² : indiquez 158,8 m², ou 1 709 pi² (158,8 × 10,764) si vous remplissez en impérial.
Régler RoofStruct en métrique pour un chantier canadien
RoofStruct est un exemple de ce type d’outil : mesure en libre-service gratuite et illimitée, rapports PDF compris, sans carte de crédit. La recherche d’adresse accepte les adresses canadiennes, et vous tracez la toiture sur l’imagerie satellite ou sur votre propre photo de drone ou de téléphone, en quelques minutes.
Pour travailler en métrique, ouvrez Paramètres › Localisation › Unités de mesure et choisissez Métrique. Le réglage est propre à chaque utilisateur et se retrouve dans les exports : un collègue de l’Ontario peut rester en impérial sur le même compte. La notation de la pente se règle aussi : x/12, degrés ou pourcentage. L’application est offerte en anglais et en français canadien, et le site a une version française ; le rapport PDF lui-même est en anglais, ce qu’il vaut mieux savoir avant de l’envoyer à un client unilingue.
Le déroulement est celui de la mesure de toiture dans RoofStruct : chercher l’adresse, tracer le contour, découper les pans, indiquer la pente, étiqueter chaque arête (avant-toit, bord de pignon, faîtage, arêtier, noue), puis exporter. Pour vérifier un chiffre à la main, les calculatrices de toiture gratuites donnent la surface en pieds carrés ou en m² et le nombre de paquets de bardeaux.
Sur le forfait Pro, la soumission peut être en dollars canadiens, au carré ou au m², avec un mode de taxes « Québec (TPS + TVQ) » qui applique la TPS de 5 % et la TVQ de 9,975 % au sous-total après rabais. Les forfaits de RoofStruct sont facturés en dollars américains. Si vous préférez déléguer, des rapports faits pour vous existent aussi.
Pour la vue d’ensemble des logiciels de mesure offerts aux entrepreneurs d’ici, voir Roof measurement software for Canadian contractors (en anglais).
Les pièges
- Prendre la surface en plan pour la surface réelle. À 6/12, l’écart est de près de 12 % ; à 12/12, de plus de 41 %. C’est toute une rangée de paquets.
- Appliquer les pertes à la surface en plan. Le pourcentage s’applique à la surface réelle, sinon vous le diluez.
- Convertir deux fois. Arrondir en pi², puis revenir en m² pour le permis, c’est empiler les arrondis. Choisissez un système par dossier.
- Confondre carrés et m². Un carré, c’est 100 pi², soit 9,290 m². 17 carrés ne font pas 17 m².
- Faire confiance à une image d’hiver. Neige et ombres basses du Canada cachent noues et lucarnes. Retracez sur une photo de drone.
FAQ
Un logiciel de mesure gratuit suffit-il pour une soumission au Québec ?
Pour la plupart des toitures résidentielles, oui : la surface réelle, les longueurs par type d’arête et la pente suffisent pour bâtir une liste de matériaux et une soumission. Gardez une visite pour les toitures complexes, les surfaces cachées par les arbres et les réclamations d’assurance.
Que faire si l’image satellite de l’adresse est floue ou ancienne ?
Prenez une photo de drone ou de téléphone, téléversez-la et tracez dessus. Sinon, mesurez sur place ce qui manque et complétez le tracé.
Peut-on lire la pente sur une image satellite ?
Non. Une vue verticale ne montre pas la pente. Utilisez un plan, une photo de pignon prise de la rue, une mesure sur place ou un outil de pente, puis entrez la valeur dans le logiciel.
Le rapport PDF est-il en français ?
Dans RoofStruct, l’interface est en français canadien, mais le rapport PDF exporté est en anglais. Les chiffres, eux, sont en m² et en mètres si vous avez choisi le métrique.
Faut-il travailler en m² ou en pi² au Canada ?
Les deux circulent : plans et appels d’offres publics en métrique, fournisseurs souvent en carrés. Mesurez dans le système du dossier et convertissez une seule fois.
Sources
Vérifié en octobre 2026 :